Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) annoncé mercredi 5 avril à Kinshasa, qu’au moins 1,74 million de personnes sont affectées par la crise qui sévit dans la région des Kasaï (Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami et Sankuru) depuis août 2016.
Selon OCHA, plus de 637 000 personnes ont été déplacées par les violences entre les milices de Kamwina Nsapu et les forces de l’ordre congolaises. Parmi ces déplacés, plus de 200 000 ont pu regagner leurs habitations.

La région du Kasaï, dans le centre de la RDC est secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa. Parties de Kananga, capitale du Kasaï-central en août 2016, les violences entre les miliciens et les forces de l’ordre ont progressivement gagné les provinces voisines du Kasaï-Oriental, du Kasaï et de Lomami et fait plus de 400 morts, selon l’AFP.

Intervention d’urgence en faveur des populations 
Mi-mars 2017, la crise s’est étendue à la province du Lomami à l’issue d’attaques menées contre plusieurs villages du Territoire de Luilu ainsi que dans le Sankuru. Et pour faire face à “cette crise humanitaire de grande ampleur”, affirme Florence Marchal, Coordonnatrice du Groupe de Communication des Nations Unies lors de la conférence presse hebdomadaire de la Monusco, le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies a alloué 4,5 millions de dollars américains aux agences des Nations Unies pour couvrir 30 % des besoins identifiés.
Le Royaume Uni a également alloué quelque 500 000 dollars à “Action contre la faim” et “Christian Aid” pour apporter une assistance en vivres et articles ménagers essentiels aux populations vulnérables.

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