Il en a ras-le-bol. Le Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund-a-Kabund, a suspendu lundi 20 mars, en fin d’après-midi, sa participation aux discussions directes, accusant la Majorité présidentielle de multiplier des obstacles pour retarder l’application de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre.

“Je constate qu’il y a tout simplement une mauvaise foi de la part de la Majorité pour faire avancer les choses”, a déclaré, très remonté, le secrétaire général de l’UDPS.

Jean-Marc Kabund affirme qu’à la reprise des négociations ce le lundi en fin d’après-midi au siège de la Commission épiscopale nationale du Congo (CENCO), la Majorité présidentielle a conditionné la poursuite des pourparlers à un autre préalable. Selon le SG de l’UDPS, la famille politique du chef de l’Etat exige que le Rassemblement auquel appartient son parti mette “d’abord de l’ordre en son sein”, avant de poursuivre les discussions sur les autres points des négociations. Ce n’est pas tout, M. Kabund évoque notamment le blocage sur le mode désignation du prochain Premier ministre, la présidence du Conseil national de suivi de l’accord et sur le processus électoral.

Manœuvres dilatoires
Excédé par “ces manœuvres dilatoires”, le secrétaire général de l’UDPS a préféré quitté la table des discussions pour ne pas avoir à porter une quelconque responsabilité devant le peuple congolais qui le regarde. “Je m’assume en tant que responsable aujourd’hui d’un grand parti politique qui ne peut pas accepter d’être mené en bateau et assumer une quelconque responsabilité devant notre peuple”, a-t-il soutenu à la presse.

“Nous sommes très solidaires avec lui, il est le secrétaire général du parti. Il nous engage, affirme Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS. C’était un geste de protestation contre la mouvance au pouvoir qui continue à bloquer les négociations avec ses manœuvres dilatoires. Nous n’abandonnons pas pour autant. La population a trop souffert, il faut que ces négociations qui n’ont que trop durer s’achèvent”.

Le communiqué envoyé aux médias tard la nuit fixe la prochaine plénière à mercredi 22 mars et lundi 27 mars prochain, la date de l’adoption et de la signature de l’Arrangement particulier.

Didier Kebongo et Raoul Biletshi

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